La Faune et la Flore

Une ferme ouverte à la nature

La Fromagerie de Courtevoux est plus qu’un lieu de production : c’est un écosystème à part entière. Située entre Pont-en-Royans et Saint-Jean-en-Royans, au pied du massif du Vercors, la ferme est entourée d’une nature encore sauvage. Ici, la faune et la flore font partie du quotidien. Chevreuils au petit matin, vol de buses au-dessus des pâturages, chants d’insectes dans les haies… Chaque jour rappelle la richesse du vivant.

La flore du Vercors : discrète et précieuse

Le Vercors est connu pour sa flore exceptionnelle. Autour de la ferme poussent naturellement des plantes emblématiques : orchidées sauvages, sainfoin, trèfles violets, aubépine, et millepertuis. Ces plantes, en plus d’enrichir le paysage, jouent un rôle essentiel pour la biodiversité. Elles nourrissent les abeilles, renforcent les sols, et participent à l’équilibre des prairies.   À la ferme, Jonathan veille à préserver cette flore locale. Les champs ne sont pas retournés, les haies ne sont pas arrachées, et les traitements chimiques sont bannis. La nature peut s’exprimer librement, et cela se ressent dans la qualité du lait, du fromage, et de l’environnement.

Orchidées sauvages

Sainfoin

Trèfles violets

Aubépine

Millepertuis

La faune sauvage : des voisins discrets mais présents

Autour de la ferme vivent de nombreux animaux emblématiques du Vercors. On y croise des chevreuils, des renards, des blaireaux, des lièvres, mais aussi des rapaces comme les buses, les milans noirs ou les chouettes hulottes. Les haies, les points d’eau et les zones préservées de la ferme offrent un refuge précieux à cette faune locale.

Chevreuil

Renard

Blaireau

Lièvre

Buse

Milan Noir

Chouette Hulotte

Dans ce territoire sauvage qu’est le Vercors, le loup est revenu. Après des décennies d’absence, il s’est peu à peu réinstallé,profitant des grands espaces, des forêts profondes, et du retour d’une faune abondante. Sa présence, aujourd’hui bien réelle, fascine autant qu’elle inquiète. À la Fromagerie de Courtevoux, ce retour du grand prédateur n’est pas une simple rumeur : le loup a déjà été repéré près des clôtures. C’est une réalité difficile à ignorer, surtout lorsque l’on travaille avec des animaux en plein air, dans un esprit de liberté et de bien-être. Mais plutôt que de céder à la peur ou au rejet, nous avons choisi une autre voie : celle de l’adaptation. Des clôtures électrifiée sont été installées, des chiens de protection rejoignent peu à peu l’exploitation, et les chèvres sont désormais rentrées à la bergerie la nuit. Ce choix demande de l’énergie, du temps, et une certaine résilience. Mais il traduit une conviction forte : il est encore possible de cohabiter avec le sauvage, à condition de repenser nos façons de produire et de vivre au quotidien. Car la présence du loup, aussi difficile soit-elle à gérer, est aussi le signe d’une nature qui reprend ses droits, d’un territoire encore vivant, où tout n’est pas domestiqué. À Courtevoux, cet équilibre fragile est respecté. Il fait partie du projet de la ferme : élever dans la dignité, mais aussi accueillir le vivant, même celui qui dérange. C’est cette vision plus large de l’agriculture, plus humble et plus ouverte, qui fait la singularité de la ferme.